15 août 2004
Fière feria
Me suis initié ce week-end à la tauromachie en allant à la feria de Béziers. C'est quelque chose à connaître avec un bon débat philosophique à la clé, notamment en cette période de jeux olympiques. Ce n'est pas tant la tradition taurine qui m'intéresse que la survivance du duel éternel entre l'homme et l'animal, du rapport à la mort, une mort en face, non feinte, mise en scène, symbolique, à laquelle on tente de donner une esthétique. Autant de mots qui existent dans la vie de tous les jours, aussi bien dans le capitalisme sauvage qu'en politique, sauf que là, on n'est pas dans le figuré.

Le paradoxe, c'est que le voyeurisme n'est même pas au rendez-vous. J'en veux pour preuve le premier tercio avec les picadores. Les gens n'y prennent pas plaisir, et semblent reprocher au picador son acharnement...

Et puis voir comme ça ces forces de la natures que sont les toros ! Belles et nobles bêtes qui quand on les voit nous font comprendre pourquoi elles concurrent en puissance absolue le fauve. Il est bon de quitter l'océan du virtuel dans lequel nos sociétés vivent de plus en plus et de se replonger dans des tragiques affrontements avec la mort, histoire notamment d'assumer l'hypocrisie qu veut que sous couvert de civilisation, nous rejetions ces spectacles jugés comme barbares alors même que nos sociétés refoulent de plus en plus mal la violence qu'elles engendrent...Seule note d'ombre au tableau, j'ai accueilli fraichement le pétainisme biterrois instauré par le maire qui fait chanter un faux hymne occitan de très mauvai goût... Il faudra que les légions de Septimanie reconquièrent cette zone rebelle !

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09 août 2004
Pour un festival du film engagé !

Et si on créait un festival du film engagé qui mettrait à l'honneur chaque année une fiction ou un documentaire de combat, politique, écologique, social ou autre et qui élèverait les consciences !

Ca coûte des sous, mais je suis sûr que le public aimerait et que les militants y trouveraient leur compte. En attendant, tout bon militant doit avoir vu les films suivants : (je suis pas Tchernia alors ma carte mémoire doit flancher un peu) :

Amen de Costa-Gavras sur le silence coupable du Vatican sur la Shoa. L'Aveu de Costa-Gavras sur les procès staliniens de Tchécoslovaquie en 1953. Capitaines d'Avril de Maria de Medeiros sur les premières heures de la Révolution des Œillets.Cry freedom de Richard Attenborough qui évoque la vie et la mort de Stephen Biko, militant anti-apartheid. La bataille d'Alger de Gilo Pontercorvo sur cet épisode de la guerre d'Algérie où des ex du FLN jouent leur propre rôle. Le film a été censuré en France pendant plusieurs années. Bread and Roses ou le regard de Ken Loach sur les conditions de vie des travailleurs mexicains expatriés aux Etats-Unis L'Espoir Etat de siège de Costa-Gavras sur l'aide technique apportée par les Etats-Unis aux polices politiques des dictatures latinos-américaines. Exodus d'Otto Preminger, épopée lyrique du sionisme triomphant. Un peu vielli... Land and Freedom de Ken Loach sur la révolution espagnole trahie par les staliniens pendant la guerre civile. Missing de Costa-Gavras sur la réalité et la sauvagerie du coup d'état chilien. The Mission de Roland Joffé sur les "dommages collatéraux" de la colonisation portugaise au XVIIIe siècle, Just a kiss toujours de Ken Loach sur les relations interraciales à l'heure du repli communautaire après le 11 septembre, Goodbye Lenin, Aleksandr Nevski, la Marseillaise, Gandhi...

Mais aussi Il pleut sur Santiago, le juge Fayard dit le Sherif, le Pull-over rouge, Mayrig, Amistad, Queimada, Il était une fois la Révolution, Le cerf-volant bleu, une saison blanche et sèche, Un monde à part, Treize jours, La maison aux esprits, Monsieur Batignolles, Rouge baiser, Dupont Lajoie, Avoir vingt ans dans les Aurès, R.A.S, Féroce, Train d'enfer, La crise, Malcolm X, Sacco et Vanzetti...

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L’expert et le politique

Texte publié dans le journal de jeunes socialistes "Pluriel" en 1999

Chacun le reconnaît, le monde dans lequel nous vivons est de plus en plus complexe. Les distances diminuent, la communication se développe et se démocratise, le progrès scientifique profite à plus de gens, le globe devient un village dont les ruelles sont nombreuses, étroites et emmêlées.

Faire de la politique dans un monde désenchanté…

De nos jours, de l’aveu même des intéressés, la politique c’est plus une histoire de gestion (incluant les intérêts de tels ou tels puisqu’ “ il n’y a plus d’idéologie ”. Les gens pour qui nous votons parlent de “ choses concrètes ”, “ proches des préoccupations des gens ”, car, il faut parler vrai. Mais il n’y a plus de dessein… On parle de la hauteur des trottoirs, des pistes cyclables, des antennes paraboliques qui fleurissent aux balcons et qui ne sont pas très esthétiques. Allez chercher un clivage droite-gauche dans cela ! Ceux qui ne veulent plus faire de politique qu’ainsi en ont une vision bien pauvre si on les écoute. Ces gestionnaires se livrent volontiers aux experts qui sont parfois devenus les éminences grises des acteurs publics.

Pourtant, à la lecture des rubriques scientifiques où l’on découvre que tel apprenti sorcier manipule les gènes comme le bon docteur Frankenstein, on se rend compte combien le progrès scientifique et l’expertise doivent être réintégrés dans un univers où la rentabilité et le profit seraient simplement remplacés par des valeurs aussi anecdotiques que l’éthique, le respect de la nature, la sécurité, la santé le bien être et ce que les religieux appellent le Bien…

“ Vous serez comme des dieux ” disait Satan à Adam et Eve dans le Jardin d’Eden. Pour le coup, dès lors que l’Homme serait en capacité de créer la vie, au-delà de la simple procréation, on serait dans une autre dimension, que l’on soit croyant ou non, il faut reconnaître que plus l’homme maîtrise son destin et son environnement, plus il s’affranchit d’une tutelle ici de la religion, là de l’Etat. Cette autonomisation de l’individu conduit indéniablement à une réalité bien décrite au lendemain d’une guerre qui avait, pour la première fois fait des millions de mort : le désenchantement du monde.

Quiconque s’intéresse à l’étude de la “ science politique ” et de la sociologie commence par lire forcément Le Savant et le Politique de Max Weber. On y lit une analyse qui a gardé toute sa pertinence. “ Un long mouvement historique a conduit à l’accumulation d’un stock de connaissance empirique et une rationalisation des comportements tel que la croyance en une finalité éthique du monde s’est évanouie ”. Par ses découvertes et ses applications, la science a permis à l’Humanité de s’affranchir du surnaturel, mais en contrepartie, elle n’est pas venue combler le vide de sens qu’elle avait créé. Le progrès scientifique conduit aux innovations techniques et technologiques et il produit une accumulation, inégalement répartie de richesses.

Le bonheur ainsi “ créé ”, ne vient pas d’une félicité issue elle-même d’une forme de spiritualité, mais bien de l’autonomie des hommes par rapport au matériel, à laquelle s’est substitué leur dépendance vis-à-vis du matérialisme, de l’instant, des choses…

Au surplus, le progrès technique, donne à l’homme une certaine assurance en lui-même et comme peut l’écrire Weber, il est établi “ que nous pouvons maîtriser toute chose par la prévision ”. En effet, Le rationalisme est devenu chez nous une culture d’experts caractérisée par la dissociation des éléments du savoir, du beau et de la morale tels qu’ils existent dans la société. Habermas a pu noter de son côté la conséquence de cette tendance : un éclatement des activités humaines, une spécialisation poussée au niveau du travail, notamment dans la sphère intellectuelle.

Pour autant, une telle accumulation de savoir n’empêche pas une certaine perte de sens du monde. Au contraire, elle la produit. Par le cloisonnement que l’on vient de noter, il s’ensuit l’impossibilité d’une perspective globale qui permettrait de savoir “ qui nous sommes ”, “ d’où nous venons ” et “ où nous allons ”.

Prendre le temps de retrouver du sens

La culture de l’immédiateté ou l’obligation de transparence sont autant de barrières à la méditation sur “ où va le monde ” alors même que la société devient plus compliquée chaque jour. Plus nous savons, moins nous croyons. Dès lors, les croyances disparaissent faute de croyants et de prophètes.

Peut-être faut-il voir ici le rapport entre l’expert et le politique. Nous pourrions prétendre définir l’expert comme quelqu’un qui possède une compétence reconnue par ses pairs, la communauté des scientifiques et la société. Il est sensé maîtriser les données les plus complexes d’un problème. L’expert est donc avant tout un technicien. Il fonctionne selon une rationalité qui ne tolère que le tangible et le scientifiquement viable, là où le politique évolue dans un univers moins mécanique et plus métaphysique. On se souvient qu’Habermas rappelait que le politique avait besoin de la philosophie, une vision du Monde pour ne pas devenir lui-même une technique. Il convient donc de préciser que le rapport entre l’expert et le politique ne saurait en aucun être un rapport de substitution. Il appartient au politique, non seulement de décider, mais de le faire en fonction d’un dessein plutôt qu’en fonction d’intérêts auxquels l’expert peut très bien être soumis… En effet, tenant compte de ce que Julien Freund appelle le “ paradoxe des conséquences ”, il existe toujours une différence entre le projet et l’intention de début et les conséquences réelles et le résultat des actions qui ont été entreprises.

C’est au politique toujours qu’il appartient de restituer à la science et l’expertise leur fonction sociale. Les effets de certaines décisions ne peuvent en effet se mesurer que sur la durée. De la maladie de Creutzfeld-Jacob aux syndromes de la Guerre du Golfe et de Bosnie, les différents scandales sanitaires sont là pour nous le rappeler. C’est autant la fameuse éthique de responsabilité qui est invoquée ici que le “ principe responsabilité ” développé par Hans Jonas à un moment où les rapides développements de la biologie moléculaire ont modifié durablement le rapport de l’homme à son environnement, étendant sa capacité à le transformer irrémédiablement parfois.

A la fin de sa conférence sur Le métier et la vocation d’homme politique, Max Weber note, avec un accent volontariste contrastant avec un pessimisme général, que le possible n’a été atteint que grâce à la recherche de l’impossible. Il affirme ainsi que, par-delà certaines contraintes naturelles, l’homme peut modifier par la mise en pratique de son vouloir ce que d’aucuns considèrent comme des lois irréversibles.

On ne peut à la fois souhaiter le retour de l'utopie et cautionner le primat de l'expert sur le politique

L'expérience de la gauche au pouvoir a favorisé l'émergence de techniciens et une spécialisation du discours politique. Aujourd'hui, le PS fait plus de colloques qu'il n'organise des assemblée générales de militants ou de meetings. Jusque dans son mode de sélection de ses élites, le PS ressemble de moins en moins à un parti populaire qui aurait, comme en son temps le PCF, vocation à être un ascenseur social. On y progresse pls volontiers selon un mode calqué sur l'évolution des carrières dans la haute administration…

Cela pose clairement un problème de démocratie car, les compétences techniques prennent le pas sur l'imaginaire, or, le rôle du politique est aussi un rôle symbolique et personne ne vote pour des techniciens, mais pour des personnes capable de vous faire rêver et de vous faire entrevoir l'univers du possible. On nous objectera qu'il faut être concret et être dans le réel, mais si le rêve sans la vérité conduit à la tromperie la plus décevante, la vérité sans l'imagination est démobilisante. Nous ne sommes pas encore dans un univers de science fiction où tout est rationnellement maîtrisé…

Le possible doit donc passer par le crible moral et éthique du souhaitable et pour cela, encore faut-il retrouver les éléments qui permettent de définir le Bien. L’expert et le politique sont donc complémentaires, pas interchangeables. Puisque les experts ne sont pas élus, il appartient aux politiques de rendre des comptes à leurs concitoyens selon la norme de la Démocratie.

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08 août 2004
Passão brasileira

Qui n'a pas vu cet été la déferlante nouvelle mode vestimentaire, les tee-shirts aux couleurs du Brésil ou de la seleção de football ? Comme si brusquement, on avait troqué l'American way of life arrosé de Coca cola, hégémonique depuis soixante ans pour un tropicalisme altermondialiste aux parfums de caipirinha...

Effet de mode ? Le Brésil de Lula représente pourtant le nouvel exemple du possible en politique. Le vernis romantique épique de la révolution castriste a fondu laissant à nu la réalité sanglante d'un régime qui est toujours totalitaire.

L'expérience Allende est loin. Depuis octobre 2002 et la victoire d'un ouvrier à l'élection présidentielle dans la plus grande démocratie d'Amérique latine, la gauche a trouvé une preuve supplémentaire que l'invention du possible est plus qu'un titre.

C'est peut-être parce que la démocratie brésilienne est encore très consciente du sens des mots. La dictature s'est éteinte il y a vingt ans à peine. En outre, dans ce grand pays, il y a un concentré de la misère et des richesses du monde. L'écologie avec les menaces qui pèsent sur la forêt amazonienne, les ravages de l'exploitation capitaliste avec le combat des sans terres, les exactions dont sont victimes les Indiens, l'urgence sociale avec ce qui se passe dans les jungles que sont les favelas ! Mais aussi les possibilités de la démocratie participative à Porto Alegre... Si "Deus es brasileiro", la Cité de Dieu est un coupe gorge et le Christ qui trône au dessus de Copacabana ne semble pas voir les injustices qui font de ce pays une nation contrastée...

C'est donc une tâche immense qui attendait Lula et il s'y est attelé.

Pour en savoir plus Lula vu par TF1.fr (pour une fois ça vaut le coup !)

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28 juin 2004
A propos de la future constitution européenne... L'Appel des Cent

Traité constitutionnel : il faut donner des chances au oui !

Le traité constitutionnel issu des travaux de la Conférence Intergouvernementale comporte des avancés incontestables par rapport au traité de Nice : la charte des droits fondamentaux y est insérée, les objectifs de l'Union sont enrichis, le développement durable et la justice sociale y sont reconnus, l'économie sociale de marché apparaît pour la première fois dans un traité européen.

Ce texte est une étape dans le processus ouvert à Rome en 1957 et poursuivi jusqu'en1999 par l'introduction de l'Euro. L'intégration politique y est renforcée puisque le Parlement obtient les mêmes pouvoirs législatifs et budgétaires que la commission, et qu'il pourra désormais en élire le Président.
Il marque des avancées vers une politique étrangère et de défense commune, il renforce la gouvernance économique de la zone euro, il renforce les compétences en matière de justice.

Mais disons le clairement, ce traité ne constitue pas l'avancée historique que décrit le Président de la République. Il est en deçà de ce que les socialistes ont comme idéal d'Europe politique même s'il ne comprend aucun recul : ce texte préserve, en effet, la dimension laïque de l'union, il protège la diversité culturelle.
Nous ne pouvons cependant taire nos regrets : nous aurions souhaité aller plus loin et plus vite sur le plan social, fiscal, sur les voies de révision du traité…

En ce sens, ce traité constitutionnel ne consacre pas l'aboutissement de la construction européenne. Il pose néanmoins une pierre supplémentaire et nécessaire à l'émergence de l'Europe politique. Il nous appartient désormais de préparer les conditions de nouvelles avancées.

Le débat autour de ce texte ne doit pas résumer la réflexion des socialistes sur l'Europe. Bien au contraire, il nous faut dès à présent définir de façon unitaire le contenu d'un futur traité social ainsi que les avancées prioritaires pour aller plus loin dans l'élaboration et a construction de notre Projet européen.

Parce que nous préférons les petits pas à l'absence de progression vers cette Europe politique si nécessaire. Pour nous, c'est plutôt oui !

Signez et faites signez cet appel !

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22 juin 2004
30 % !

Le premier semestre de l'année a été bien occupé. Deux élections de mi mandats ont donné la victoire aux socialistes. ce qui frappe, c'est l'importance de la cohérence du vote. On n'a pas revu ce qu'on avait connu en 2002 : un éparpillement des voix. Du coup, ce sont les socialistes qui ont gagné dans des proportions qu'ils n'osaient pas rêver les deux élections. En 1998 et 1999, les élections régionales et européennes avaient elles aussi été la première occasion de "sanctionner" le gouvernement Jospin, on avait alors vu un vote de confirmation de la confiance donnée en 1997. A l'épreuve du temps, les élections de 2001 avaient vu une défaite de la gauche, relativisée par la victoirs historique à Paris et à Lyon.

Donner du sens à la victoire

Mais vote sanction ou vote d'adhésion, maintenant, plus les socialistes représentent une alternative sérieuse à la droite, moins ils ont droit à l'erreur. C'est pourquoi, il faut travailler à une offre politique crédible pour le long terme, pas seulement un programme, mais surtout un projet, une nouvelle ambition. Il faut aussi s'affirmer et se confronter au peuple, au lieu de prendre des positions opportunistes peu coûteuses du point de vue de sondages qui changent tout le temps... Mais cela veut dire aussi qu'il faut penser quelque chose !

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19 mai 2004
Libertaires, libérez-vous !

A mon message sur les "bonnes lectures" quelqu'un a répondu en tapant sur les lambertistes, Henri Weber et en insinuant que j'avais oublié les libertaires. Cette personne elle-même n'a pas oublié Claude Chisseray que les lambertistes gardent en mémoire... Bon ben je vais donc parler des libertaires. Les libertaires dont je veux parler, ce sont les anarchistes. Chez mes amis sociaux-démocrates on fait l'amalgame entre les anarchistes et les "totos" - les autonomes qui nous emmerdent dans les manifs en hurlant "p comme pourris, s comme salauds".

Ce n'est pas la même chose.

Les anarchistes ce sont nos cousins en réalité. Ils ont été partie prenante du mouvement socialiste dès la fondation de l'Internationale en 1864. Même si plus tard, il ont été exclus, ils ont milité avec les socialistes dans le syndicalisme et c'est à cause de cette tradition que notre mouvement syndical revendique son indépendance à l'égard des partis ; cette fameuse charte d'Amiens de 1906 qui fait la spécificité de la gauche française par rapport à ses voisins européens.

Les anarchistes ne sont pas des réformistes. Nous divergeons donc beaucoup, mais nous avons mené des combats commun. Sociaux-démocrates et anarchistes sont tombés sont les balles des bolcheviks (Cronstadt évoque des choses) et ils se sont alliés en Espagne contre le fascisme. Au nom de cette mémoire lointaine, je respecte les anarchistes quand ils font de la politique et du syndicalisme. Quand ils se révèlent en police de la pensée en interdisant la rue aux socialistes, il est normal que ceux-ci se défendent. Non ?

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18 mai 2004
50 propositions pour l'Europe de demain

Voilà, il est sorti. après un an de travaux, Dominique Strauss-Kahn remet son rapport à Romano Prodi cette semaine. À lire... Le rapport est disponible sur le site de Socialisme et démocratie -->

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09 mai 2004
La campagne des Européennes démarre !

La campagne des socialistes pour les élections européennes est lancée. En ce 9 mai, journée de l'Europe, une grande bataille commence pour une Europe plus politique, plus sociale et plus forte.

A ce propos, il faut que Tony Blair se ressasisse ! Célébrer l'entente cordiale (une alliance aussi contre l'Allemagne de Guillaume II) le lendemain de la victoire de 1945 et lors de la journée de l'Europe en étant ostensiblement absent de la fête des socialistes... Ca fait désordre... Mais, c'est aussi un chef d'état !

Trêve de piques, maintenant, il faut se mettre au boulot !

En face, l'UMP a cru bon de ressortir ses slogans de 2002 en remplaçant "France" par "Europe". Cela veut-il donc dire que ce qu'ils ont fait à la France ils veulent le faire à l'Europe ?

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08 mai 2004
L'Histoire et la république profanées

On s'apprêtait à goûter l'ironie de l'Histoire qui voulait que le lendemain du 59e anniversaire du suicide d'Adolf Hitler, l'Union européenne accueillait dix nouvelles nations, dont la Pologne. Eh bien, non, alors qu'on se souviendra 60 ans après, de la libération de l'Europe, une poignée de brutes a décidé de nous renvoyer dans les années noires, celles où tuer les juifs en masse était la tâche de toute une administration.

Douloureuse actualité de l'antisémitisme, où l'antijudaïsme moderne, peversion de la critique de la politique de la droite israélienne est rejoint par l'antisémitisme ancien, celui qui de l'Affaire Dreyfus au "détail" de Le Pen a toujours existé dans certaines franges de la population...

Qu'aucun d'entre eux ne tombe entre mes mains !...

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